Joseph Kokou Koffigoh
Quand l'humanité souffrante prendra conscience de la peur qu'elle inspire à ses geôliers, un autre monde sera faisable. Un message fort sera lancé à ces prédateurs ou ces laquais d'un système agonisant.
Nous n'accepterons plus de sacrifier sur l'autel de votre avidité nos mères et nos pères, nos sœurs et nos frères, nos filles et nos fils.
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
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Anselme
Je n'ai pas choisi le silence.
Mon âme est en peine! Comprenez- vous cela?
Un enfant de douze ans sous l'oeil des caméras,
Fauché par des balles! Silence!
Quels mots, je dis bien quel poème
Pourrait bien apporter réconfort aux parents?
Un sonnet, un tercet, des quatrains déchirants?
S'il pouvait les lire, Anselme!
Je n'ai pas choisi le silence;
Il s'impose parfois hors de nos volontés,
Et quand par le chagrin notre gorge est nouée,
Un sanglot nous mène au silence
Je pleure Anselme ton enfance;
J'aurais voulu te voir un jour faire des vers
Et les déclamer à l'endroit et à l'envers;
Qui donc t'a réduit au silence?
Joseph Kokou Koffigoh
Poème inédit
Lomé le 16 Avril 2013
http://www.facebook.com/josephkokou.koffigoh/posts/604351349584545