Les combats se poursuivent
Les combats se poursuivent
ce mardi 20 novembre dans le
Nord-Kivu. Après avoir pris
possesion de l'aéroport de
Goma en fin de matinée, les
rebelles du M23 ont annoncé à la mi-journée contrôler
l'ensemble de la ville. Les
Forces armées de la
République démocratique du
Congo (FARDC) se sont
retirées. Le président Joseph Kabila a appelé à la
mobilisation de la population.
Suivez en direct l'évolution de
la situation. Les horaires sont donnés en
temps universel (TU) 17h30 : Le ministre français des Affaires étrangères Laurent
Fabius s'est exprimé devant les
journalistes à Paris, suite à
l'arrivée du M23 à Goma. Par
son intermédiaire, la France
demande que le mandat des 17 000 hommes de la Monusco,
la force de l'ONU en RDC, soit
modifié. 17h10 : L'armée régulière de RDC (FARDC) s'est repliée à une
vingtaine de kilomètres à
l'ouest de Goma, à Saké. Le
porte-parole de l'armée au
Nord-Kivu refuse le terme de «
débandade ». Selon le lieutenant-colonel
Olivier Hamouli, «
l'armée a évité le bain de sang
au sein de la ville de Goma
». «
La mission régalienne d'une armée régulière est d'éviter les
dégâts collatéraux à l'encontre
des populations civiles,
estime-t-il.
La journée s'est passée dans un
climat de combats intenses entre nous et les rebelles, nous
avons été obligés de faire un
repli stratégique sur Saké. Il
faut reposer nos troupes, les
réorganiser et les
reconditionner, afin que nous puissons éventuellement
reprendre le contrôle de toutes
les zones que nous avons
perdues.
» 16h45 : Première réaction venant de la Monusco. Selon
Hiroute Guebré Selassié, qui
dirige le bureau de la Monusco
au Nord-Kivu, l'aéroport reste «
sous le contrôle
» des Nations unies, et les casques bleus continuent de
patrouiller dans Goma. «
Nous maintenons notre
présence à l'aéroport, à
proximité des camps de
déplacés et dans les sites stratégiques de la ville où nous
continuons à faire notre travail
», affirme Hiroute Guebré
Selassié. 15h54 : Dans un communiqué du gouvernement rwandais, la
ministre des Affaires
étrangères du Rwanda Louise
Mushikiwabo estime que «
ce qui s'est passé aujourd'hui à
Goma montre clairement que l'option militaire pour apporter
une solution à cette crise a
échoué et que le dialogue
politique est la seule façon de
résoudre le conflit en cours
». « En se contentant de pointer du
doigt de prétendus coupables
et en ignorant les causes
profondes du conflit en RDC, la
communauté internationale a
raté l'occasion d'aider la RDC à rétablir la paix et la sécurité
pour ses citoyens,
continue la ministre
(...) Le Rwanda est totalement
impliqué dans le processus de
paix sous les auspices de la Conférence internationale sur la
région des Grands Lacs et nous
continuons à travailler avec les
Etats membres en vue d'une
paix totale et durable dans
notre région. » 14h42 : Vianney Kazarama, porte-parole militaire des
rebelles du M23, est intervenu
sur les ondes de la radio
nationale à Goma pour lancer
un appel au calme. Il invite les
militaires et policiers encore présents dans la ville à se
rendre demain au stade pour se
faire recenser. 13h31 : Sultani Makenga, le chef militaire du M23, est arrivé
à Goma. Il a circulé dans la ville,
accompagné d'une escorte.
Sultani Makenga est un ancien
colonel de l'armée régulière. Il a
fait défection en mai pour créer le M23 et a été promu général.
Il a été placé la semaine
dernière sur la liste noire des
personnes sanctionnées pour
leur participation au conflit en
RDC, dressée par les Etats-Unis. >> Lire : Les Etats-Unis prennent des mesures à l'encontre du leader rebelle congolais du M23 13h25 : Joseph Kabila est à Kampala, la capitale
ougandaise, pour une réunion
avec son homologue Yoweri
Museveni sur la crise dans l'est
de la RDC. 12h53 : Depuis samedi, Goma voit arriver un afflux de
réfugiés. Ce sont des familles,
des enfants seuls. Situé à
l'ouest de l'aéroport, le centre
Don Bosco tente de les accueillir
tant bien que mal. Les personnes qui y travaillent font
état d'un manque de nourriture
et de médicaments. 12h37 : Le porte-parole des rebelles, le colonel Vianney
Kazarama, annonce que les
troupes du M23 contrôlent
Goma. Il ajoute qu'un couloir a
été laissé ouvert aux forces
congolaises pour leur permettre d'évacuer la ville. 12h29 : Les rebelles du M23 contrôlent désormais les deux
postes-frontières de Goma qui
marquent la séparation avec la
ville rwandaise voisine de
Gisenyi. 12h15 : A Kinshasa, d'autres étudiants souhaitant
manifester n'en ont pas eu le
temps. La police est intervenue
pour les disperser dans
plusieurs quartiers de la
capitale. Des échauffourées ont par exemple opposé les forces
de l'ordre à des élèves de
l'Institut national du bâtiment
et des travaux publics munis de
banderoles où l'on pouvait lire :
« Non à la guerre
». 12h08 : La situation au Nord- Kivu a des répercussions dans
le reste du pays. A Kisangani, la
grande ville de la province
orientale, des centaines
d'étudiants sont descendus
dans la rue pour manifester leur soutien aux habitants de Goma.
Ils accusent les autorités de
Kinshasa de ne pas prendre
leurs responsabilités. Ils ont
incendié la permanence du
Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie
(PPRD), le parti du président
Kabila. 11h19 : Les rebelles continuent leur progression dans les
différents quartiers de Goma.
Les 6 700 hommes de la
Monusco, la force des Nations
unies, restent cantonnés dans
leurs camps. Par ailleurs, des tirs nourris ont été entendus
depuis la partie ouest de la ville
et dans le quartier de Katindo.
C'est de là que part la route vers
Sake, à l'Ouest, un axe
qu'empruntent les FARDC pour leur retraite. 11h17 : Le président congolais Joseph Kabila appelle le peuple
et les institutions à la
mobilisation. «
Je demande la participation de
toute la population à défendre
notre souveraineté », a-t-il déclaré. 10h19 : Une colonne du M23 est entrée dans la ville de
Goma, après que les rebelles
ont pris le contrôle de
l'aéroport. Les combattants
progressent maintenant en
direction du centre-ville et vers la frontière rwandaise, toute
proche. C'est ce qu'a constaté
un journaliste de l'AFP. De brefs
affrontements avec les soldats
des FARDC ont éclaté.