TOGO/ SOIRÉES PAYANTES ET GO-GO DANSEUSES DANS...
TOGO/ SOIRÉES PAYANTES ET GO-GO DANSEUSES DANS L’HÔTEL PARTICULIER DE L’ETAT TOGOLAIS À PARIS. #TGInfo #OccupyLome
LE TRISTE FEUILLETON DE CES CURIEUX GNASSINGBÉ CONTINUE….
Le feuilleton au centre duquel se trouve l’hôtel particulier appartenant à l’Etat togolais situé dans le très chic 16è arrondissement, avenue du Maréchal Maunoury à Paris, va-t-il connaître enfin un dénouement ? En tout cas pour l’heure, la situation va en s’aggravant avec la transformation de cette propriété de l’Etat togolais, en une adresse de soirées privées, dansantes et payantes, pompeusement appelées « Enjoy Maunoury by night! »
Les flyers ne laissent aucune place au doute : l’hôtel particulier situé à Paris, appartenant au Togo et squatté depuis plusieurs années maintenant par une des demi-sœurs du Chef de l’Etat, Tina Gnassingbé et ses enfants majeurs malgré les nombreuses lettres leur demandant de quitter les lieux, sert à organiser des soirées privées et payantes. A la manœuvre et chef d’orchestre, une des filles : Aimée KOUKOUI.
Ainsi, le 31 décembre dernier, avec le pseudo Tigernight et en « partenariat » avec la chaîne Be Black et Kalbass, cette enfant de Tina GNASSINGBE y a organisé le réveillon de la Saint Sylvestre. Dans ce qu’elle décrivait sur les prospectus et réseaux sociaux comme « un cadre somptueux dans le 16è arrondissement », Mlle KOUKOUI offrait « un moment unique et magique pour le passage à la nouvelle année », avec la « participation de Karina la Talent-Tueuse (sic !), maquilleuse qui réalisera ses plus beaux body painting. »
A partir de 21 heures jusqu’à l'aube, notre organisatrice offrait un cocktail de bienvenue et un buffet à volonté comprenant différents menus et du champagne. Avec au petit matin le petit déjeuner. Le tout pour 40 euros et 100 avec une bouteille.
Le 16 février dernier, une autre de la série des Enjoy Maunoury by night s’est tenue. Cette fois-ci, le flyer annonçait : « PRIVATE HOTEL PARTY
DANS UN HOTEL PARTICULIER DANS LE QUARTIER LE PLUS CHIC DE PARIS DEUX SALLES UN GRAND JARDIN UN BAR UN DJ EN VOGUE DES DANSEUSES UN BUFFET A VOLONTÉ. OPEN BAR JUSQU'A MINUIT ». Un show de go-go danseuses était même offert. Le tarif : 15 euros en prévente, 20 sur place et 120 euros la bouteille.
UN PARFUM DE SCANDALE :
Bien évidemment, tout cela se passe en toute illégalité ; dame KOUKOUI n’ayant aucune autorisation pour organiser de telles manifestations qui plus est, dans un lieu squatté, appartenant à un Etat, dont ils sont depuis longtemps expulsés et où ils se maintiennent. Ces soirées bruyantes causent de graves troubles de voisinage qui provoquent l’intervention de la police parisienne ; par ailleurs habituée des lieux. En effet, il n’était pas rare qu’elle y fasse des descentes pour des perquisitions dans des affaires de trafic de stupéfiant ou de voitures volées, auxquels les occupants des lieux étaient mêlés. Cette situation jette du discrédit sur l’Etat togolais et salit l’image du pays.
DANS L’ILLEGALITE.
L’hôtel particulier sis au 29, avenue Maunoury dans le 16è arrondissement de Paris est un immeuble appartenant à l’Etat togolais, et fait partie des nombreuses propriétés dont il dispose à l’étranger. Laissé dans un état qui nécessite aujourd’hui des gros travaux, l'OPITE (Office du Patrimoine Immobilier du Togo à l’Etranger) et l’ambassade du Togo en France ont lancé le processus pour sa rénovation.
A cet effet, il a été demandé aux occupants des lieux, qui en jouissaient par simple tolérance, de se loger ailleurs. Tous sont partis, sauf Mme Tina Essodabiden Gnassingbé qui a refusé de s’exécuter, se prévalant de l’héritage de feu Gnassingbé Eyadéma. Malgré la fourniture de preuves contraires, les nombreuses discussions initiées par l’ambassade du Togo, les lettres de relance et les moyens vite dilapidés mis à sa disposition pour se reloger, elle continue à y squatter avec ses enfants majeurs.
La dernière lettre datant de novembre dernier l’avait amené à orchestrer une campagne médiatique en sa faveur pour se maintenir dans les lieux. Selon des sources officielles, son expulsion n’est pas intervenue à cette date à cause de la trêve hivernale qui interdit toute expulsion entre les mois d’octobre et mars. Profitant donc de cette disposition, elle continue à habiter dans l’immeuble et sa fille en profite pour organiser ces soirées payantes.
Contacté, l’ambassade du Togo en France a dit condamner cette situation et assuré prendre toutes les dispositions à l’issue de la trêve hivernale, pour que l’Etat togolais recouvre la plénitude de son immeuble et permettre le démarrage effectif des travaux. A cause de la persistance du froid et de l’hiver qui joue les prolongations, le ministère français du logement a prorogé de quelques semaines la trêve hivernale au cours de laquelle toute expulsion est prohibée. Cette prorogation est arrivée à terme ce 1er avril. « Nous prendrons nos responsabilités pour que non seulement l’image du pays ne soit plus entachée et surtout que cet immeuble revienne de façon effective dans le patrimoine public du Togo » assure-t-on dès lors du côté de la représentation du Togo dans la capitale française.
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